Au siège des Nations Unies à New-York ce 24 septembre, le Burkina Faso a fait sa Déclaration lors de la réunion de la Commission de la consolidation de la paix, une déclaration prononcée par le Camarade ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie TRAORÉ.
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Monsieur le Président,
Le Burkina Faso remercie la Commission de consolidation de la paix d’avoir consacré cette réunion à une question essentielle : l’appropriation nationale dans l’appui international à la consolidation de la paix.
Pour le Burkina Faso, cette appropriation passe par un leadership fort de l’administration nationale, au cœur de la conception, de la mise en œuvre et du suivi-évaluation des programmes soutenus par les partenaires techniques et financiers. Les priorités nationales doivent guider les interventions afin d’éviter que les projets ne soient conçus en dehors des mécanismes et des réalités nationales.
L’appropriation nationale signifie ainsi que les institutions nationales et locales définissent les priorités, orientent les interventions, en assurent le pilotage et contribuent à leur pérennisation. Les pays doivent devenir les maîtres d’œuvre de leur destinée, de leur propre paix.
L’expérience du Burkina Faso avec le Fonds pour la consolidation de la paix est, à cet égard, riche d’enseignements. L’évaluation indépendante menée en 2025 relève des résultats tangibles, notamment le renforcement des capacités locales, l’amélioration de la confiance entre institutions et populations, ainsi que l’implication croissante des autorités et de la société civile.
Elle souligne toutefois que la participation nationale à la conception stratégique peut être améliorée et que la durabilité dépend de l’ancrage institutionnel et local des acquis.
De ces enseignements se dégagent trois priorités : co-construire les interventions avec les acteurs nationaux et locaux; renforcer durablement les capacités des institutions nationales; et inscrire les acquis dans les politiques publiques pour garantir leur pérennité.
En somme, l’appui international doit renforcer les capacités nationales plutôt que s’y substituer. Car La paix durable se construit de l’intérieur, avec l’appui de partenaires sincéres engagés aux côtés des Etats.
Je vous remercie.




















































