Le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana (micro), a remercié le peuple malien pour son hospitalité légendaire.

Le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana, a conduit, le mercredi 4 novembre 2026, une délégation gouvernementale à Bamako pour s’enquérir de l’état des orpailleurs burkinabè expulsés de la Guinee et organiser leur retour au Burkina Faso. Nous vous proposons l’intégralité de son message à l’issue de sa rencontre avec les autorités maliennes.

C’est suite à la situation au niveau de la frontière Mali-Guinée, où vous avez suivi depuis 72 heures, nos compatriotes qui ont été refoulés. Alors, nous avons été mandatés par les camarades, le Président du Faso et le Premier ministre, de venir non seulement évaluer la situation et d’identifier aussi les différents problèmes, et aussi d’apporter l’assistance nécessaire à nos compatriotes. Mais aussi de voir dans quelles mesures organiser de façon digne et décente le rapatriement de nos compatriotes. Dès notre arrivée, nous avons bénéficié de l’hospitalité légendaire de nos homologues frères du Mali, et nous avons pu tenir une rencontre pour évaluer réellement la situation existentielle. Alors, ce qui a été évoqué, c’est que des mesures ont été déjà prises par nos frères du Mali, en termes d’accompagnement et d’assistance humanitaire. Toute chose qui a permis aussi de soulager nos compatriotes.

En plus de cela, l’ambassade du Burkina Faso au Mali a pu apporter une assistance nécessaire, tant au niveau de Bamako qu’au niveau de la zone frontalière, pour pouvoir aussi soulager nos compatriotes. Donc, ensemble, nous avons réfléchi sur la meilleure stratégie pour, non

Les autorités maliennes et burkinabè ont échangé pour une meilleure prise en charge des ressortissants burkinabè.

seulement renforcer cet accompagnement et cette assistance humanitaire, mais également voir dans quelles mesures, à partir de demain, dans les meilleurs délais en tout cas, de pouvoir ramener nos compatriotes au Burkina Faso. Alors, il faut souligner qu’au niveau central, nous avons déjà pris des mesures nécessaires. Une centaine de bus a été déjà mobilisés, dont 50 sont déjà en route sur le territoire malien, pour qu’aujourd’hui nous puissions organiser ce rapatriement.

Aussi, à partir du Burkina Faso, des sites d’accueil ont déjà été identifiés. Il y aura également le retour de ces compatriotes dans leurs familles respectives. Il faut souligner que cette opération, malheureusement, est déplorable et regrettable. Parce qu’on se dit qu’une telle opération ne peut quand même pas être déclenchée sans une planification. Et qui parle de planification, parle aussi d’évaluation des conséquences et des implications. En aucun cas, ni les autorités maliennes, ni les autorités burkinabè n’ont été informées à l’avance de cette opération. Toute chose qui n’a pas permis d’anticiper également sur ce qui se passe actuellement. Deuxièmement, de ce qui nous remonte, en tout cas, nous avons enregistré des blessés. Même parfois des blessés par balles. Ce qui laisse croire que nos compatriotes ont subi des traitements cruels, inhumains et dégradants. En tant que pays frère, c’est réellement regrettable. Il était nécessaire de souligner cela. C’est l’occasion pour moi, une fois de plus, de réitérer tout le témoignage des plus hautes autorités du Burkina Faso à l’adresse des autorités maliennes et au peuple malien pour toute l’assistance qu’ils ont pu apporter à nos compatriotes pour que jusque-là, en tout cas, ils puissent être soulagés.

 

Propos retranscris par la Rédaction

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