Ouagadougou, 6 oct. 2026 (AIB) – La 3e édition de la Conférence africaine de mathématiques industrielles et appliquées (ACIAM) se tient du 5 au 9 octobre 2026 à l’Université Thomas Sankara (UTS), avec pour objectif de promouvoir les talents africains en mathématiques et de renforcer l’utilisation de cette discipline dans la recherche de solutions aux défis climatiques, sanitaires, technologiques et industriels du continent.

La conférence réunit des chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, doctorants et acteurs des secteurs scientifique et industriel venus de plusieurs pays autour du thème : « Mathematics for Resilient Futures : Climate, Health and Industry ». Elle vise à favoriser les échanges scientifiques, les collaborations internationales et l’utilisation des mathématiques appliquées pour répondre aux défis climatiques, sanitaires, technologiques, économiques et industriels du continent.

Placée sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, la conférence est organisée par la Société africaine des mathématiques industrielles et appliquées (ASIAM), en collaboration avec l’Université Thomas Sankara.

Le programme porte sur l’intelligence artificielle, la modélisation climatique, la gestion de l’eau, l’optimisation des systèmes industriels, l’épidémiologie mathématique, la science des données et les sciences computationnelles.

Pour le conseiller technique du ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Serge Diabouga, l’Afrique doit davantage produire les connaissances et les technologies nécessaires à son propre développement, en s’appuyant sur ses capacités scientifiques et sur sa jeunesse.

Il a donc appelé la jeunesse scientifique africaine à oser apprendre, oser questionner, oser proposer et surtout à innover pour développer l’Afrique.

Dans cette dynamique, l’ACIAM 2026 entend également accorder une place importante au renforcement des capacités des jeunes chercheurs et à leur insertion dans les réseaux scientifiques internationaux.

Pour le président de l’Université Thomas Sankara, la conférence constitue ainsi une occasion de rapprocher davantage la recherche scientifique des besoins des sociétés.

« Je voudrais insister particulièrement sur la place accordée aux jeunes scientifiques. Elle permettra à nos doctorants et jeunes chercheurs de s’insérer dans des réseaux internationaux. C’est l’un des acquis majeurs que nous attendons de cette rencontre », a-t-il confié.

Au-delà des échanges académiques, la rencontre ambitionne de favoriser l’interdisciplinarité entre les mathématiques, l’industrie, l’économie et les sciences de la décision, tout en encourageant les partenariats entre les universités, le secteur industriel et les institutions de recherche.

Pour le président de la Société africaine des mathématiques industrielles et appliquées, Pr Abdon Atangana, les mathématiques constituent un outil essentiel pour comprendre les phénomènes naturels, analyser les données et anticiper leur évolution.

« Les mathématiques, c’est presque tout. La première chose, c’est de regarder ce qui se passe dans notre nature, transformer cela en équations mathématiques, voir si les données reçues de la nature sont en correspondance avec les équations mathématiques et faire les prédictions », a-t-il expliqué.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la remise du N’Guérékata Award for Excellence – ACIAM 2026, une distinction destinée à célébrer l’excellence en matière de recherche et de formation mathématiques en Afrique. Pour cette 2e édition, le prix a été décerné au Pr Khalil Ezzinbin, éminent mathématicien marocain, professeur titulaire à la Faculté des sciences Semlalia de l’Université Cadi Ayyad (UCA) à Marrakech.

Les échanges vont également permettre de dégager des recommandations susceptibles d’éclairer la prise de décision et de soutenir les politiques de développement durable. Le vice-président du comité local d’organisation d’ACIAM 2026, Pr Ibrahim Nonkané, a salué la mobilisation des différents acteurs ayant permis la tenue de cette rencontre internationale au Burkina Faso.

« C’est une chance pour nous d’avoir des gens qui viennent d’un peu partout de l’Afrique. C’est vraiment un brassage qui va rehausser le niveau de la recherche à l’Université Thomas Sankara », s’est-il réjoui.

Agence d’information du Burkina
JT/yos

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