Le public venu de plusieurs pays du monde sera outillé à travers 52 communications.

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme organise un colloque international sur le thème : « Souveraineté : héritage culturel et vision de Cheikh Anta Diop » les 14 et 15 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme veut faire connaitre davantage la vision du panafricaniste, Cheikh Anta Diop. A l’occasion de la commémoration du 30e anniversaire de l’assassinat du capitaine Thomas Isidore Noël Sankara, le département organise un colloque international sur le thème :
« Souveraineté : héritage culturel et vision de Cheikh Anta Diop » les 14 et 15 octobre 2026 à Ouagadougou. Durant deux jours, 52 communications vont être présentées en présentiel et en visioconférence dans neuf localités du Burkina Faso, notamment les villes de Ouagadougou, Koudougou, Fada N’Gourma, Gaoua, Boromo, huit d’Afrique dont le Sénégal, le Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire et quatre des autres pays du monde dont le Canada, les Etats-Unis d’Amérique et l’Ouzbékistan. Les communications abordent des sujets qui s’inscrivent dans sept axes de réflexion. Ce sont, entre autres, la primauté de l’Afrique noire, l’unité culturelle africaine, le refus du racisme, le rôle politique de l’histoire, la méthodologie scientifique, les polarités africaines, le développement et l’auto-détermination. La communication inaugurale a été donnée par le professeur Aziz Salmone Fall.

Un même combat pour le panafricanisme

Le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo : « Il est de notoriété mondiale que Cheikh Anta Diop et Thomas Sankara ont partagé le même combat pour l’émancipation totale de l’Afrique ».

La cérémonie d’ouverture du colloque a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il a confié que les communications entendent montrer le lien historique entre Cheikh Anta Diop et Thomas Sankara.« Il est de notoriété mondiale que Cheikh Anta Diop et Thomas Sankara ont partagé le même combat pour l’émancipation totale de l’Afrique. Ils ont été de fervents panafricanistes, ont cru en la souveraineté de l’Afrique et refusé la domination étrangère », a-t-il relevé. Pour le ministre chargé de la Culture, ces grandes figures africaines, bien que différentes par leurs parcours et champs d’action, ont porté une même exigence, celle de la dignité, de la liberté et de la souveraineté des peuples africains. Il a par ailleurs déclaré que Cheikh Anta Diop a enseigné que l’Afrique ne saurait se projeter dans le monde si elle demeure privée de la connaissance de son passé.

« La souveraineté de l’Afrique ne se réduit donc pas à la maîtrise de ses propres ressources naturelles ou à l’indépendance de ses décisions politiques. Elle est également culturelle, intellectuelle, scientifique et mémorielle. Elle suppose que nous puissions raconter notre histoire avec nos propres mots, transmettre nos valeurs, protéger nos patrimoines et produire les connaissances nécessaires à l’émancipation de nos peuples », a souligné le ministre chargé de la Culture. Il a assuré que les publications ultérieures des actes du colloque vont être valorisées afin d’assurer leur large diffusion. Aussi, elles vont constituer une précieuse contribution aux débats et permettront de prolonger les réflexions engagées. En avril 1986, le professeur Cheikh Anta Diop avait été invité à la conférence inaugurale du symposium organisé du 20 au 26 avril 1986, en vue de la création de l’Institut des peuples noirs (IPN) aujourd’hui Farafina.
Malheureusement, il est décédé le 7 février 1986.

Mariama Claire Mandomba LOMPO
Aïssatou DIARRA

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