Le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano (milieu) : « il n’est pas normal que les savoirs endogènes ne soient pas pris en compte dans la formation et dans la recherche ».

Les ministres chargés de l’Enseignement supérieur et de la recherche des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont signé un accord de coopération, mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou. Cet accord vise à harmoniser les curricula de formation.

Les Trois Etats de la Confédération des Etats du Sahel (AES) que sont le Burkina, le Mali et le Niger entendent harmoniser leurs curricula de formation dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette volonté s’est concrétisée par la signature d’un accord de coopération, mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou.

En effet, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano et ses homologues du Mali, Bourèma Kansaye et du Niger, Mamadou Saïdou, ont signé un accord visant à harmoniser et endogénéiser les curricula de formation au sein des Institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR). La cérémonie s’est tenue en marge de la 2e conférence des responsables des IESR.
Pour Adjima Thiombiano, la nécessité d’harmoniser les curricula de formation est justifiée par le fait que l’enseignement supérieur doit mieux répondre aux réalités et besoins des populations. Il a souligné l’importance d’intégrer des savoirs endogènes africains dans la formation universitaire.

« Aujourd’hui, nous voulons que ces IESR s’imprègnent parfaitement des besoins des populations afin que chaque citoyen de l’AES puisse s’identifier à eux, à travers les thématiques qui sont abordées dans ces différentes structures », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur a expliqué que la recherche scientifique devrait davantage être mise au service du développement.

« Aujourd’hui, on a d’excellents chercheurs, d’excellents enseignants-chercheurs qui font des travaux formidables et qui ont des carrières internationales sans reproche. Mais la question que nous devons nous poser : qu’est-ce que le citoyen de l’AES tire de cette performance des chercheurs et des enseignants-chercheurs ?

En quoi l’étudiant peut-il être directement utile à notre société ? », s’est-t-il interrogé. Adjima Thiombiano a également estimé que l’accord de coopération permettra aux trois Etats de parler le même langage et d’éradiquer les défis qui se présentent à eux. Toutefois, le chef du département en charge de l’enseignement supérieur a souligné que l’harmonisation et l’endogénéisation des formations ne signifient pas uniformisation totale des systèmes éducatifs. Chaque pays devra préserver ses spécificités et sa diversité culturelle.

Galedie Kétoura SIMPORE

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