Comme ce tricycle, plusieurs autres ont été saisis et conduits en fourrière.

La Direction générale des transports terrestres et maritimes, en collaboration avec l’Office national de sécurité routière et la Police municipale, a officiellement lancé une opération de contrôle des tricycles à moteur, lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou.

Désormais, le contrôle des tricycles à moteur se fera de façon permanente pour traquer les infractionnistes. Une opération ciblée organisée par la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), en collaboration avec l’Office national de la sécurité routière (ONASER) et la Police municipale, a été officiellement lancée, dans la nuit du lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou. Selon les organisateurs, l’opération pilote se déroule, du 28 au 30 septembre 2026, au niveau des carrefours de la capitale et s’en suivront de manière pérenne, les contrôles de routine sur toute l’étendue du territoire national.

Pour le Directeur général (DG) de la DGTTM, Vincent Tougri, l’objectif de cette initiative est de renforcer la conformité règlementaire des tricycles à moteur en circulation dans la ville de Ouagadougou et améliorer la sécurité routière. De façon spécifique, a-t-il ajouté, c’est de vérifier la présence et la validité des pièces règlementaires des tricycles notamment la carte grise, l’assurance, le permis de conduire, la visite technique, l’autorisation de la commune, etc. Il s’agit aussi, a-t-il indiqué, de sensibiliser les conducteurs et les propriétaires de tricycles au respect de la règlementation et de produire un rapport synthétique assorti de recommandations à l’attention des autorités compétentes.

Une règlementation pluri-ministérielle
« Vous avez suivi tous les cas d’accidents liés aux tricycles. On ne peut pas leur imputer totalement la responsabilité mais de plus en plus, ils sont les auteurs de beaucoup d’accidents souvent mortels. Alors que nous avons une règlementation plus précisément un décret de 2012-559/PRES/PM impliquant des ministères à savoir les départements chargés des Transports, de l’Administration territoriale, de la Sécurité, du Commerce et de
l’Economie, en date du 5 juillet 2012 », a rappelé Vincent Tougri. Pour lui, cette disposition règlementaire stipule les conditions d’utilisation des tricycles à moteur.

« Nous avons constaté que les gens font fi de cette règlementation. C’est notre deuxième sortie de l’année et nous avons l’impression que nous n’avons pas été entendus malgré les sensibilisations. Il y a naturellement beaucoup de défauts qui ont été constatés », a-t-il regretté. Le DG de la DGTTM a sensibilisé, séance tenante des conducteurs de tricycles qui ont commis des infractions diverses, telles que le non-respect des heures de circulation (de 5h à 19h), le non-paiement de la patente communale, l’absence d’immatriculation et de défaut de dispositifs d’éclairage, etc. Il a invité les populations à s’approcher de la DGTTM pour connaître les conditions d’utilisation des tricycles à moteur.

Le Directeur général adjoint (DGA) de la Police municipale, l’inspecteur de Police municipale Issouf Ouattara, a précisé que l’opération est conjointe avec les différents services du ministère chargé de l’Administration territoriale, notamment le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), la Direction générale de la mobilité urbaine (DGMU) et de la DGTTM avec une centaine d’équipes mobilisées. « Nous rebelotons ce soir pour une deuxième sortie. La première opération conjointe visait à sensibiliser les différentes personnes qui utilisent ces types d’engins dans la ville de Ouagadougou.

Nous ressortons encore quelques mois après pour mener une opération d’envergure afin de vérifier l’impact des sensibilisations », a-t-il soutenu. Mais, il a déploré le fait que certains auteurs de transport en tricycle soient imperméables aux reproches qu’on leur fait. Il a assuré qu’à chaque fois que le besoin se fera sentir, ses agents vont se mobiliser pour mettre de l’ordre. Abdoulaye Tiendrebeogo, conducteur de tricycle, a salué la tenue de cette opération qui interpelle à plus d’un titre. Il a promis de respecter, désormais la règlementation en la matière.

Boukary BONKOUNGOU

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