Unis, les médias publics sont plus forts.

Les Editions Sidwaya du Burkina Faso, l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger ont signé, le mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou, une convention de partenariat.

Les médias publics de presse écrite de la Confédération des Etats du Sahel (AES) unissent leurs forces pour mieux consolider la souveraineté informationnelle. En effet, à l’occasion du forum des acteurs des médias et de la communication de l’AES, tenu en marge des 15e Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), les Editions Sidwaya, l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger ont scellé un partenariat par la signature d’une convention, le mercredi 7 octobre 2026.

A travers ce partenariat, les trois médias pourront, entre autres, développer des formations conjointes, favoriser les échanges d’expertise, promouvoir l’innovation numérique et encourager un usage responsable de l’intelligence artificielle dans le journalisme. « Cette convention constitue un cadre privilégié pour renforcer les échanges de contenus, les publications croisées, les productions communes et les dossiers consacrés aux enjeux politiques, économiques, sociaux, culturels, sécuritaires et diplomatiques de notre espace confédéral », a indiqué la directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh. Pour elle, le secteur des médias connaît de profondes mutations, marquées par l’accélération du numérique, l’évolution des usages et la multiplication des phénomènes de désinformation.

Face à ces défis, a-t-elle estimé, il est nécessaire pour les médias publics d’unir leurs forces et de mutualiser leurs expériences. « Notre ambition est de mieux faire connaître nos peuples, nos territoires, nos cultures, nos patrimoines et nos initiatives de développement endogène », a-t-elle confié. Pour Assétou Badoh, la souveraineté informationnelle suppose que les trois pays soient capables de produire et de diffuser leurs propres récits à partir de leurs réalités, de leurs valeurs et des aspirations de leurs populations.
Le porte-parole des éditeurs des médias publics de l’AES, le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane a indiqué que la signature de ce protocole d’accord n’est pas un fait isolé.

« Elle parachève une dynamique d’intégration médiatique globale, engagée étape par étape », a-t-il précisé. Il a rappelé que les quotidiens nationaux sont les acteurs médiatiques les plus anciens et les plus résilients de l’espace confédéral. « L’Essor au Mali éclaire le quotidien de ses lecteurs depuis 1949. Au Niger, Le Sahel, fondé en 1974, a succédé au Temps du Niger né en 1961. Sidwaya trace les sillons de la vérité depuis 1984, marchant dans les pas du mythique Carrefour africain créé en 1959 », a-t-il détaillé. Alassane Souleymane appelle les autorités nationales et confédérales à prendre soins des quotidiens nationaux. « Lors de chaque activité d’importance nationale, veillons à ce que la télévision, la radio, l’agence de presse et le quotidien national soient mobilisés ensemble », a-t-il plaidé.

Il a enfin émis le vœu qu’un investissement massif soit fait dans les médias publics, rappelant qu’ils appartiennent au peuple. Prononçant le mot de clôture des travaux du forum des acteurs des médias et de la communication de l’AES, le représentant du ministre chargé de la Communication, Sy Christian Innocent Ouattara a salué la qualité des panels et des échanges qui ont permis de partager les expériences, d’harmoniser les approches et de faire émerger une vision commune de la communication dans l’espace AES. Il a souhaité que les recommandations issues des travaux servent de plan d’actions pour renforcer la coopération entre les acteurs des médias et de la communication.

Leila Sylvia SAWADOGO

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