
Le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrébéogo, a effectué, le vendredi 16 octobre 2026, une visite de supervision du quatrième et dernier passage de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+) à Laye, dans la province du Kourwéogo. A cette occasion, le major du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS), Issouf Sawadogo, a fait état d’une baisse des cas de paludisme.
Le ministère de la Santé veut s’assurer du bon déroulement du 4e et dernier passage de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier qui a été faite du 15 au 18 octobre 2026. C’est pourquoi le secrétaire général, Dr Joël Arthur Kiendrébéogo était au CSPS de Laye, le vendredi 16 octobre 2026. Accompagné du haut-commissaire ainsi que des autorités administratives, sanitaires et coutumières, il s’est entretenu avec les acteurs de santé sur la mise en œuvre de cette quatrième campagne de CPS+ et les indicateurs de performance de la structure sanitaire.
Cette campagne, a-t-il rappelé, cible environ 5,5 millions d’enfants à l’échelle nationale. Elle vise, selon lui, à renforcer leur protection contre le paludisme à travers l’administration de médicaments préventifs, mais aussi d’autres interventions sanitaires. Au cours des échanges, Dr Joël Arthur Kiendrébéogo a rappelé que la CPS+ ne se limite pas à la prise de médicaments. Elle comprend également le dépistage de la malnutrition, la prise en charge des enfants présentant de la fièvre et la sensibilisation des familles à l’élimination des gîtes larvaires, a-t-il précisé. Il a invité les parents à adhérer pleinement aux interventions et à maintenir leur vigilance au-delà de la saison des pluies. « La lutte contre le paludisme, c’est une lutte de tous les jours », a-t-il insisté, réaffirmant l’engagement du ministère à poursuivre les efforts pour l’élimination de la maladie à l’horizon 2030.
Une baisse de 85 % des cas en deux ans
Présentant la situation épidémiologique de la localité, le major du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Laye, Issouf Sawadogo, a indiqué que les cas de paludisme enregistrés à la semaine épidémiologique 41 sont passés de 96 en 2024 à 25 en 2025, puis à 14 en 2026. Entre 2024 et 2026, cette évolution représente une diminution d’environ 85 % des cas rapportés par la structure sanitaire sur la période considérée. Ces chiffres constituent, pour lui, un signal encourageant dans un contexte de renforcement des interventions de prévention et de prise en charge du paludisme. La CPS+ contribue à cette dynamique en associant la chimio-prévention à d’autres actions visant à protéger les enfants et à améliorer leur état de santé. Toutefois, a-t-il interpelé, la vigilance demeure essentielle. La prévention, le recours rapide aux soins en cas de fièvre et la participation des familles aux campagnes restent indispensables pour consolider les acquis et protéger durablement les enfants, a-t-il estimé.
Julien ZOUNGRANA





















































