
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales, le commandant Ismaël Sombié, accompagné de celui de l’Economie et des Finances et du ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, a ouvert officiellement les vannes d’irrigation du périmètre de Loumbila, au sein de la ferme semencière, mercredi 3 juin 2026.
Après 18 ans d’interruption, en raison de la vétusté du réseau d’irrigation, la plaine irriguée de Loumbila, située dans la province de Bassitenga, région de Oubri, est maintenant en service. Les vannes d’irrigation du périmètre d’une superficie de 60 hectares (ha) ont été ouvertes par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales, le commandant Ismaël Sombié. Il était accompagné du chef de département de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, du ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, Amadou Dicko et d’autorités de la région.
Réhabilitée par le Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR), une initiative portée par le ministère en charge des finances, la plaine irriguée est alimentée par le barrage de Loumbila d’une capacité de 42 millions de mètres cubes (m³) d’eau. Le site est équipé d’une station de pompage munie de trois motopompes d’un débit de 265 mètres cubes par heure (m³/h) chacune avec une conduite de refoulement jusqu’au périmètre d’environ 2,2 kilomètres (km).
Le réseau d’irrigation est essentiellement composé de deux canaux primaires de 1 800 mètres (m), de huit canaux secondaires d’une longueur avoisinant 2800 m et 124 canaux tertiaires d’une longueur de plus de 6 km ainsi que des réseaux de drainage et de circulation. 240 parcelles d’une superficie moyenne de 0,25 ha ont été dégagées pour les exploitants sur le site. La ferme semencière va produire maintenant trois fois par an avec une production attendue de plus de 48,5 tonnes (t) par saison, toutes spéculations confondues.
Le ministre d’Etat Sombié a instruit les structures chargées du suivi du périmètre d’organiser les exploitants pour que le site puisse contribuer à la sécurité alimentaire et génère assez de ressources pour permettre de l’entretenir si besoin.
Exploiter avec sérieux

Il a témoigné sa reconnaissance au ministère en charge des finances à travers le PUDTR pour ses actions dans la lutte contre l’insécurité alimentaire, notamment le plan de réponse et de soutien aux personnes vulnérables et les efforts sur le terrain à travers les investissements structurants.
« Nous demandons à l’ensemble des acteurs qui vont intervenir sur le périmètre de s’engager à l’exploiter avec sérieux afin de le maintenir le plus longtemps possible », a-t-il appelé. Il a fait comprendre que l’incivisme sur le site sera réprimandé. « Tout ceux qui sont dans la zone de servitude du barrage sont à déguerpir. Il s’agit de protéger ce joyau », a-t-il averti. Le ministre chargé des Finances, Aboubakar Nacanabo, a apprécié les résultats sur le terrain qui encouragent davantage à mobiliser les ressources pour accompagner la dynamique. « Aujourd’hui, ce périmètre va nous permettre de produire assez de semences pour satisfaire les besoins des producteurs.
« Si nous n’avons pas de semences de qualité, nous ne pouvons pas produire pour avoir de bons rendements », a notifié M. Nacanabo. Il a signifié que la croissance repose sur le secteur agricole et des actions, notamment la maitrise de l’eau sont en cours pour que l’agriculture se pratique tout au long des 12 mois. Pour lui, cette dynamique offre l’opportunité de travailler à plein temps et crée des emplois ruraux. Le ministre chargé de l’Economie a félicité les acteurs du ministère en charge de l’agriculture pour leur travail formidable sur le terrain.
« Nous sommes fiers des résultats réalisés qui permettent de créer de la richesse pour les Burkinabè », s’est-il réjoui. Producteur semencier à la ferme de Loumbila, Yacouba Tiendrébeogo de la coopérative « Yaolom-nere » a remercié le gouvernement pour la réhabilitation du périmètre. Il a promis de travailler avec les autres producteurs pour répondre aux attentes du gouvernement. Selon lui, les exploitants ont eu une réponse à leurs préoccupations parce qu’ils pourront travailler trois fois l’année.
Aly SAWADOGO























































