La Direction générale de la communication et des médias (DGCM) du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), a organisé, du 28 au 30 juillet 2026, à Dédougou, région de Bankui, la première session de formation des journalistes, communicants, blogueurs et acteurs des forces de défense et de sécurité sur l’élaboration de contenus alternatifs aux messages subversifs et à la désinformation contre le Burkina Faso. L’ouverture, comme la clôture, de l’activité a été présidée par Alexis Pingwendé Yaméogo, représentant le ministre chargé de la Communication.
«Communication stratégique et lutte contre la désinformation et les messages subversifs contre le Burkina Faso : contributions des journalistes, des communicants et des forces de défense et de sécurité dans le renforcement de l’image du Burkina Faso et la prévention de l’extrémisme violent », tel a été le thème de la session de formation. Elle s’est ouverte le mardi 28 juillet 2026, à Dédougou, et s’est refermée, jeudi le 30 juillet 2026.
Cette première session de formation, organisée par le ministère en charge de la communication, à travers sa Direction générale de la communication et des médias (DGCM), a réuni des journalistes, des communicants, des blogueurs, des créateurs de contenus et des éléments des forces de défense et sécurité venus des régions du Yaadga, Nando, Kadiogo, Bankui et Sourou. Le directeur régional chargé de la communication de Bankui et du Sourou, Sinaly Djibo, a avisé que l’organisation de cette activité est d’un intérêt stratégique.
« Elle est le témoin que les autorités accordent une place de choix à la professionnalisation des acteurs médiatiques et à la promotion d’une communication responsable au service du pays », a-t-il enchainé. Il s’est réjoui du savoir technique et opérationnel donné à la soixantaine de participants au cours des 72 heures d’échanges. « Ces compétences acquises, à son avis, vont contribuer à améliorer les pratiques professionnelles dans la déconstruction des stéréotypes, la diffusion d’une information crédible et la lutte contre la désinformation en bon tempo avec la stratégie de communication de guerre.
Bâtir une riposte communicationnelle offensive
Le représentant du ministre chargé de la Communication, Alexis Pingwendé Yaméogo, a indiqué que le Burkina Faso fait face à une guerre informationnelle. « Cette guerre informationnelle se caractérise par la prolifération de messages de haine, la stigmatisation et le narratif subversif destiné à fragiliser l’unité nationale et à saper la confiance des citoyens envers les institutions. Face à cette réalité, il nous faut construire une riposte communicationnelle structurée, exigeante et méthodique », a-t-il indiqué.
Poursuivant, il a confié qu’il faut passer d’une communication réactive à une communication proactive, offensive et porteuse de sens capable de déconstruire les narratifs hostiles tout en valorisant ce qui, dans notre société, demeure vivace d’espoir, de résilience, de courage, de solidarité et de détermination à reconquérir notre territoire et renforcer l’unité nationale.
A l’en croire, la présente session a permis d’outiller les acteurs médiatiques qui pourront agir désormais avec responsabilité en adoptant une éthique de la communication axée sur le respect, la promotion de la paix et la prévention des discours extrémistes. C’est pourquoi, le représentant du ministre a salué la portée de la dizaine de communications présentées à l’occasion des trois jours de travaux pour avoir contribué à identifier des mécanismes de traitement de l’information avec délicatesse sans glisser dans le piège de la radicalisation et autres dérives.
Yacouba BELEM




















































