Les professionnels de santé et experts sont en rang serré pour une prise en charge des personnes vivant avec l’épilepsie.

La ligue burkinabè de lutte contre l’épilepsie a ouvert, le mercredi 3 juin 2026 à Ouagadougou ses premières journées scientifiques.

« Epilepsie, tous concernés, agissons ensemble ! », c’est autour de ce thème que la Ligue burkinabè de lutte contre l’épilepsie (LBCE) tient, du 3 au 5 juin 2026 à Ouagadougou, ses premières journées scientifiques. Pendant trois jours, des professionnels de santé, des chercheurs et des étudiants vont se pencher la situation des personnes vivant avec l’épilepsie et proposer des solutions pour la prise en charge.

Pour le président de la LBCE, Pr Anselme Dabilgou, cette rencontre scientifique est un moment historique et témoigne de la volonté de la ligue de mieux comprendre, prévenir et mieux prendre en charge les personnes vivant avec l’épilepsie, souvent victimes de stigmatisation. Il a déploré la persistance des préjugés qui entourent encore l’épilepsie en Afrique et au Burkina Faso. « Pourtant, il s’agit d’une maladie neurologique qui peut être bien diagnostiquée et traitée », a-t-il précisé.

Pour le président de la LBCE, Pr Anselme Dabilgou, l’épilepsie est une maladie neurologique qui peut être traitée.

C’est pourquoi, a laissé entendre Pr Dabilgou, la LBCE s’est engagée à promouvoir la dignité et les droits humains des personnes vivant avec l’épilepsie. Et pour y parvenir, il compte, entre autres, intensifier la sensibilisation des communautés, renforcer les capacités des professionnels de santé sur le diagnostic et la prise en charge des patients.

Le représentant du président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), par ailleurs parrain, Raoul Tiéné, a salué la tenue de cette rencontre particulière et humaine, car elle est une initiative profondément utile à la population burkinabè. Il a réaffirmé l’engagement ferme du président de la délégation consulaire de la CCI-BF, à toujours accompagner la Ligue dans ses missions. M. Tiéné a invité les acteurs du secteur privé à s’intéresser à la santé, car l’investissement dans le secteur de la santé n’est pas un acte économique mais un acte de souveraineté sanitaire.

Le représentant du ministre de la Santé, Joël Arthur Kiendrebéogo, a rassuré que la souveraineté sanitaire est une priorité du gouvernement. Il a traduit sa reconnaissance aux initiateurs des journées scientifiques sur l’épilepsie.  Selon lui, le ministère de la Santé fonde l’espoir que les réflexions vont contribuer à déconstruire les croyances erronées au sujet de l’épilepsie et une meilleure insertion sociale des malades au sein de leurs communautés.

Adama SEDGO

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