
Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a organisé un exercice de simulation du plan national de l’Organisation des secours (ORSEC), le samedi 22 août 2026, à Ouagadougou.
Le gouvernement veut mieux se préparer pour faire face à d’éventuelles crises ou catastrophes qui pourraient survenir. A cet effet, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, à travers sa Direction générale de la protection civile (DGCP), a convié les hommes des médias pour une simulation du plan national de l’Organisation des secours (ORSEC). Cette activité a eu lieu le samedi 22 août 2026, à Ouagadougou. C’était en collaboration avec les polices nationale et municipale, la Brigade nationale des sapeurs pompiers (BNSP), le Secrétariat permanent du conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR), les Eaux et Forêts, la Croix rouge.
Des barrages 2, 3, à l’unité « RAMBO » de Kossodo, l’exercice a permis de tester la chaîne de commandement, la circulation de l’information, la prise de décision et la coordination des interventions sur le terrain. Aux barrages 2, 3, la simulation a été menée dans un contexte de pluie diluvienne, causant inondations et incendie. A l’entame, c’est la coordination entre les différents acteurs qui a été notée en vue de l’intervention. Des agents des polices nationale et municipale devaient réguler la circulation afin de garantir un accès rapide et facile aux zones d’intervention par la BNSP pour sécuriser les biens des personnes touchées.
Les victimes ont été retirées des eaux et remises aux agents de la Croix rouge pour les premiers soins et transportées par les ambulances vers un site d’accueil temporaire des personnes sinistrées du SP/CONASUR. Là, elles sont logées, écoutées, nourries et les blessés graves évacués vers des centres de santé pour des soins appropriés. Selon certains acteurs de la Croix rouge, la mission principale dans ce centre est l’écoute des victimes pour un travail psychologique.
Et, dans le cadre de l’exercice, Ouzaefatou Ouédraogo, blessée légèrement, a remercié les sauveteurs pour la bonne prise en charge.
Par la suite, l’équipe s’est déportée à Kossodo, où est survenue une explosion au sein de l’unité de production de produits chimiques, RAMBO (nom d’emprunt), provoquant un incendie. Sur les lieux, la BNSP s’est déployée à l’intérieur de l’entreprise pour secourir la centaine d’employés. Les blessés ont été placés sous la responsabilité des agents du Poste médical avancé (PMA) pour les premiers soins.
Tester la coordination entre les acteurs opérationnels

Après quoi, les cas graves ont été évacués vers d’autres centres compétents. A la suite de l’accomplissement de cette première mission de sauvetage du personnel, l’unité d’intervention s’est intéressée à la maitrise du feu en vue de le circonscrire. Après les différentes opérations, ce fut au tour des autorités de se rendre sur les différents sites, afin de s’imprégner des réalités de la situation.
Selon le directeur de la règlementation et la prévention, le capitaine Jean Charles Tapamga, cette simulation a mobilisé plus de 700 personnes. Il a indiqué que le bilan définitif de ces crises est de 167 personnes touchées dont une perte en vie humaine. « Par ailleurs, l’évaluation de l’exercice a permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration, notamment le renforcement de la circulation de l’information entre les différents acteurs, la réduction des délais de prise en charge des victimes, l’anticipation de l’accueil des sinistrés, le renforcement des moyens logistiques en cas de crise prolongée et la communication avec les populations », a poursuivi le capitaine Tapamga.
Le commandant de la BNSP, le colonel Daba Naon, s’est dit satisfait de cette simulation, car, elle a permis de tester la coordination entre les différents groupes opérationnels et de combler les vides. Il a invité l’ensemble des acteurs de la chaine de secours à consolider cette coopération pour relever les défis qui se présenteront dans la vraie vie. Le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Sibiri de Issa Ouédraogo, s’est félicité de la réussite des différentes interventions de simulation faites selon lui, en un temps record. Il a salué la mobilisation des acteurs à relever ce défi national. « Les groupes opérationnels doivent veiller au grain, car, la catastrophe ne prévient pas. Il faut rester en alerte maximale pour répondre aux difficultés futures avec précision », a-t-il insisté.
Soumaïla BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)
















































