Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, accompagné de partenaires techniques et financiers, a effectué une sortie sur le terrain pour apprécier le déroulement du deuxième passage de la campagne de Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) 2026, vendredi 21 août 2026, à Saponé.
La stratégie nationale de lutte contre le paludisme vise l’élimination de la maladie d’ici 2030. Elle combine la Chimio-prévention saisonnière (CPS), la vaccination à grande échelle, la prise en charge communautaire et la distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. Ainsi, le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, accompagné de partenaires techniques et financiers, a effectué une sortie sur le terrain pour apprécier le déroulement de la deuxième phase de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier 2026, vendredi 21 août 2026, à Saponé.
Dans ce district sanitaire, le premier responsable du département en charge de la santé s’est imprégné de la qualité du travail abattu au profit de la population. Maillon important pour la réussite de la campagne, les Agents de santé à base communautaire (ASBC) ont reçu les encouragements du ministre de la Santé. Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a rappelé que la priorité absolue, au cours de la deuxième phase de la campagne nationale
de chimio-prévention du paludisme saisonnier, est de faire en sorte qu’aucun enfant éligible ne soit mis de côté dans le cadre de la prévention contre le paludisme.
« Nous avons vu des ASBC qui sont mobilisés, qui ont très bien intégré ce qu’il faut passer comme message aux populations et comment il faut administrer les médicaments aux enfants. Et cela est extrêmement important », a-t-il apprécié.
Détruire les gîtes larvaires
Et de préciser que sur toute l’étendue du territoire, la campagne en cours concerne un peu plus de 5 millions d’enfants, dont autour de 4,8 millions d’enfants de 3 mois à 59 mois et un peu plus de 300 000 enfants de 5 ans à 9 ans. Le ministre de la Santé a souligné qu’au-delà de l’administration de ces médicaments, dans le cadre de la CPS+, il est aussi recommandé la destruction des gîtes larvaires.
« Le camarade président du Faso, lors de ses prises de parole à l’occasion de la fête nationale et de la fête de fin d’année, avait insisté que les Burkinabè travaillent à assainir leur cadre de vie, à détruire les gîtes larvaires », a-t-il rappelé. Quant au médecin-chef de district sanitaire de Saponé, Dr Liliane Bambara, elle a salué les efforts qui ont permis de baisser le taux du paludisme ces trois dernières années. « En 2023, on avait 63 000 cas de paludisme. En 2024, on a eu une baisse d’environ 7,2 % des cas. De 2023 à 2025, environ une baisse de 29 % », a-t-elle détaillé.
Emmanuel BICABA

















































