Au rond-point de la jeunesse de Tampouy, la veille citoyenne est un rempart contre la déstabilisation du pouvoir.

Initialement des infrastructures routières exclusives, des ronds-points sont devenus des symboles forts de la souveraineté nationale, de la mobilisation populaire et de partage des idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP) au Burkina Faso. En effet, les acteurs de la veille citoyenne, communément appelés « Wayiyans » (venez sortir, en mooré), en plus de créer des ronds-points, ont transformé de nombreuses places en Quartiers généraux (QG). Reportage à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, sur ces lieux de « veille » pour soutenir la reconquête de l’intégrité territoriale et lutter contre les tentatives de déstabilisation.

Quartier Tampouy, dans l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Il est 21 heures. La circulation routière est toujours animée. Pour beaucoup, c’est la descente pour le domicile. Mais, cette partie de la capitale est loin de connaître un calme olympien. Car, au niveau du rond-point de la jeunesse, il y a une animation particulière. Sous les lampadaires, des membres du Mouvement africain de lutte pour l’indépendance totale (MALIT) sont « calés », loin de leurs familles respectives. La plupart d’entre eux quittent leur boulot et rejoignent ce rond-point, lieu de rassemblement et de mobilisation.

Notre équipe a rendez-vous avec eux. Il s’agit d’une dizaine de personnes comprenant des femmes, qui ont préféré « veiller » sur la Nation au détriment du sommeil, sous la houlette de leur premier responsable, Hamidou Bagaya. Ce dernier est précisément le président de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC) de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Il est enthousiasmé par notre présence. La discipline au sein du groupe qu’il dirige traduit son charisme et sa responsabilité à être une sentinelle en chef de la Nation en ce lieu. « Nous sommes ici pour sauver notre pays si cher, le Burkina Faso », s’empresse-t-il de déclarer avec sérénité. Des symboles et des couleurs de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sont visibles avec une affiche géante du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et d’autres leaders de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Selon Hamidou Bagaya, les drapeaux symbolisent la vision commune qu’ont les trois chefs d’Etat de l’AES que sont le capitaine Ibrahim Traoré, les généraux Abdourahmane Tiani et Assimi Goîta. « Dans notre lutte pour la souveraineté du Burkina Faso et de l’Afrique toute entière, nous avons toujours utilisé les couleurs nationales depuis 2019. Actuellement, ce sont les couleurs des trois pays de l’AES et de la Fédération de Russie. Mais nous avons foi que nous allons passer de quatre à plusieurs drapeaux, pour l’indépendance totale de

Les membres de la veille citoyenne du rond-point de la jeunesse de Tampouy
expriment leur détermination et leur engagement.

l’Afrique », martèle le président de la veille citoyenne de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Concernant les photos des leaders de la RPP, M. Bagaya explique qu’elles galvanisent sa cellule de veille citoyenne. Car, dit-il, par un simple regard sur ces images, le rôle de bâtisseurs et d’éclaireurs des masses populaires incarné par ces leaders, vers un changement profond et progressif, est perceptible.

Ecoutant attentivement leur porte-voix s’exprimer, les autres membres de la veille citoyenne s’impatientent de parler. Parmi eux, El Hadj Ousséini Bikienga, vice-président du MALIT et conseiller de la veille citoyenne de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. La soixantaine bien sonnée, il rappelle d’emblée qu’à la prise du pouvoir en 1983 par feu le capitaine Thomas Sankara, il avait 16 ans. A son assassinat, ajoute-t-il, il avait 20 ans. Le conseiller Bikienga relate qu’il attendait une occasion de revivre la Révolution. « Cette fois-ci, je retrouve mes esprits de révolutionnaire avec le capitaine Ibrahim Traoré. C’est comme un retour de Thomas Sankara. C’est pourquoi, nous avons décidé de le soutenir à tout bout de champ à travers l’investissement des ronds-points par la veille nocturne », se réjouit-il. Le vieux Bikienga dit laisser deux femmes et six enfants à la maison pour camper au rond-point de la jeunesse. « Notre président IB se bat pour le Burkina. C’est pourquoi, nous, les femmes, avons décidé d’être dans le combat avec les hommes dans les ronds-points », clame Awa Ouédraogo, membre de la veille citoyenne de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Elle lance un appel aux femmes qui sont toujours sceptiques de rejoindre la veille citoyenne dans les ronds-points de leur ressort territorial pour contribuer au renforcement de l’unité nationale.

Des remparts contre la déstabilisation

Le président de la veille citoyenne de l’arrondissement 3 de Ouagadougou, Hamidou Bagaya :« nous sommes ici au rond-point de la jeunesse pour sauver notre pays si cher, le Burkina Faso ».

Comme le rond-point de la jeunesse burkinabè dans le quartier Tampouy, ils sont légion, ces espaces dans la capitale et environs, qui jouent le même rôle, celui de véritables lieux de mobilisation de la veille citoyenne pour la souveraineté nationale et de remparts contre les manœuvres déstabilisatrices de l’Etat. Au rond-point de la Patte d’Oie, dans l’arrondissement 12 de Ouagadougou, sous les réverbères, Ibrahim Kalga, président de la veille citoyenne dudit arrondissement et ses coéquipiers investissent les lieux. A proximité, le poste de police veille également au grain. Il est 22 heures. Le grand rond-point de la Patte d’Oie est animé. Les « Wayiyans », assis sur des bancs, entourés de drapeaux du Burkina, de l’AES et de la Russie, scrutent les passages, dans un esprit d’union. Le grand rond-point de la Patte d’Oie n’est plus une simple infrastructure routière mais un QG de la RPP. « Dans l’arrondissement 12 de Ouagadougou, il y a environ 18 ronds-points », précise Ibrahim Kalga. Le président de la veille citoyenne dudit arrondissement déplore cependant des propos malveillants et déplacés à l’encontre de la veille citoyenne. « Mais, quand on est déterminé à protéger la Nation et le président du Faso, en abandonnant sa famille pour les ronds-points, c’est de bonne guerre », se convainc-t-il. Le doyen du groupe Idrissa Congo, 61 ans, père de cinq enfants, joue le rôle de conseiller, pour faciliter, dit-il, la veille citoyenne au grand rond-point de la Patte d’Oie. « C’est l’amour de la patrie qui m’a emmené en ce lieu, loin de ma famille, malgré mon âge », clame-t-il, tout en appelant les Burkinabè à l’union sacrée autour de la RPP.

Au rond-point de la jeunesse de Tampouy, la veille citoyenne est un rempart contre la déstabilisation du pouvoir. Le président de la veille citoyenne de l’arrondissement 12 de Ouagadougou, Ibrahim Kalga, déplore des propos malveillants à leur
encontre.

Du grand rond-point de la Patte d’Oie, nous sommes au rond-point des Nations unies, rebaptisé par la veille citoyenne « rond-point capitaine Ibrahim Traoré ». Avant de rallier ce lieu, nous appelons celui qui a créé le mot « Wayiyan », Amado Compaoré, un septuagénaire, éleveur, convaincu de la RPP. Il nous somme de ne plus dire rond-point des Nations unies, mais « rond-point capitaine Ibrahim Traoré ». « Non, non, rectificatif ! Rond-point capitaine Ibrahim Traoré », s’empresse-t-il de lancer au téléphone. Le « papa national », « Wayiyan n°1 », « content n’est pas content, content quand bien même », sont aussi les pseudonymes du vieux Compaoré. « Qu’est-ce que ce lieu représente pour vous, en tant que veille citoyenne ? », lançons-nous. « Ce lieu représente le poumon de la RPP. Les affiches du camarade capitaine Ibrahim Traoré du Burkina, du général Abdourahmane Tiani du Niger et du général Assimi Goïta du Mali à ce rond-point montrent que ces trois chefs d’Etat sont des leaders pour des millions d’habitants de l’espace AES. Il en va de même pour les drapeaux qui flottent en ce lieu », soutient le « papa national ». C’est le 6 octobre 2022 après 17h, rappelle Amado Compaoré, que l’appel au « Wayiyan » a été lancé. « Les Wayiyans ont commencé à faire la garde un peu partout, une semaine seulement de la prise du pouvoir par le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Mais, c’est le 8 février 2022, que nous sommes venus au rond-point capitaine Ibrahim Traoré. Depuis lors, nous y sommes même si notre nombre est souvent restreint, il ne peut pas manquer de veilleurs nocturnes », explique-t-il avec confiance.

Une sécurité coordonnée

Le rond-point capitaine Ibrahim Traoré bénéficie d’une sécurité coordonnée par Abdoul Kadré Ouédraogo, surnommé « président Bakhmout ». Ce surnom, nous dit-il, rappelle la bataille de Bakhmout, en Ukraine orientale, opposant les forces armées ukrainiennes à celles de la Fédération de Russie, qu’il a suivie de bout en bout. « Comme ce combat, mes

Au rond-point capitaine Ibrahim-Traoré, des affiches des leaders de l’AES réconfortent les veilleurs nocturnes. Issa COMPAORE 

hommes et moi, nous nous battons nuit et jour au rond-point capitaine Ibrahim Traoré pour restaurer la sécurité et marquer notre adhésion à la Révolution en marche », appuie-t-il. Fier du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et du commandant Oumarou Yabré, Abdoul Kadré Ouédraogo et ses coéquipiers prennent la ferme décision d’être toujours là et répondre présent aux côtés des leaders de la RPP.

Après le rond-point capitaine Ibrahim Traoré, le cap est mis sur le rond-point de la veille citoyenne de l’arrondissement 8 de la capitale, appelé « rond-point feux de Bissighin ». Là, le président Hamidou Nabolé et ses camarades établissent leur QG, entourés des couleurs des pays de l’AES. Après des indications interminables, nous finissons par découvrir ce lieu de veille nocturne de jeunes, d’hommes et de femmes qui s’engagent corps et âme pour l’unité nationale et la protection de la cité. Pour le leader de la veille citoyenne dudit arrondissement, cet espace est un symbole de résilience, d’intégrité et de combat contre toute idée de subversion et de déstabilisation dans l’optique de stopper la marche du peuple burkinabè vers la souveraineté. « Les autorités burkinabè ont mis en place des mécanismes pour la souveraineté nationale. Des matériels militaires sont déployés pour lutter contre les terroristes et le Burkina est sur un chantier en plein développement. C’est du jamais vu et c’est ce qui nous encourage à faire confiance aux leaders », affirme Hamidou Nabolé. Il appelle la jeunesse burkinabè à ne pas dormir sur ses lauriers mais à s’engager pleinement dans la lutte pour la souveraineté nationale, car dit-il, en citant Me Titinga Pacéré : « Si la termitière vit, qu’elle ajoute de la terre à la terre ».

« Ce que femme veut, Dieu le veut »

Le « papa national, Wayiyann°1 », Amado Compaoré : « ce lieu représente le poumon de la RPP ».

Karidiatou Sow alias l’amazone Kiss du « rond-point feux de Bissighin », est la trésorière de la veille citoyenne de l’arrondissement 8. Fonctionnaire de son état, elle allie son travail et la veille citoyenne. Elle explique que la veille citoyenne ne fait pas de différence de sexe. « C’est la détermination et le patriotisme qui m’amènent à être une veilleuse citoyenne. Je suis la seule dame avec eux mais je n’ai pas peur. Pour ma part, je suis convaincue de cette lutte noble et la victoire finale sera au rendez-vous », lance-t-elle. Karidiatou Sow relève qu’elle effectue souvent des patrouilles de 21 heures jusqu’à 4 heures du matin avec ses camarades. « Toutes les femmes doivent être dans la veille citoyenne. Car, tout ce que femme veut, Dieu le veut », martèle-t-elle.

Au rond-point central de l’arrondissement 9 comprenant les secteurs 37, 38, 39 et 40, des hommes et des femmes font la garde. C’est le bastion de Ousséini Rouamba, président de la veille citoyenne de l’arrondissement 9 et de ses camarades. Ils sont sur le qui-vive en veillant avec sérénité sur l’arrondissement 9 et en général sur la Nation. Car, affirme Ousséini Rouamba, la protection du Burkina est l’affaire de son équipe. Le président dudit rond-point, Oumarou Kanazoé, précise que ce lieu représente un symbole fort pour lutter contre le paternalisme et l’impérialisme. « Notre lutte a commencé depuis la mobilisation que nous avons sonnée sur cette route de Kamboinssin pour dire non au maintien de Damiba au pouvoir. Depuis lors, nous sommes à ce rond-point et ce, jusqu’à la victoire finale », clame le vieux Kanazoé.

Le Coordonnateur national dumois de la veille citoyenne, Omar Michel Kopia, se convainc que les« Wayiyans » sont les soutiens

Responsable des femmes « Wayiyans » de l’arrondissement 9, Fatimata Bagaya est également représentante du secteur 39 dudit arrondissement. Elle s’est engagée dans la veille citoyenne en soutenant la lutte enclenchée par les autorités, avise-t-elle, pour soulager les citoyens dans leurs douleurs et leurs peines dues à l’insécurité. « Femmes, venez se joindre à nous pour libérer notre pays du joug impérialiste aux côtés de nos maris », lance Mme Bagaya.

Dans la capitale économique, Bobo-Dioulasso, le mouvement de la veille citoyenne est aussi en marche. Au rond-point capitaine Thomas Sankara qui attend l’effigie du leader d’août 1983, les « Wayiyans » sont à l’affût, autour d’un thé. « Nous guettons tout ennemi qui surgirait pour lui montrer le sens d’une révolution », lance l’un d’entre eux. Le président de la CNAVC du Houet, El Hadj Zakaria Soré, qualifié de rassembleur par ses camarades est là en personne. « Nous ne dormons plus à cause de notre leader président que nous défendons avec détermination », lâche-t-il. Pour lui, le capitaine Ibrahim Traoré est venu sauver le Burkina du terrorisme. « Ces actions expliquent notre engagement à travers plus de 300 ronds-points dans le Houet », ajoute « le rassembleur ».

Le responsable de la veille citoyenne nocturne et de la vie associative de la CNAVC du Houet, Blaise Hien, salue l’œuvre gigantesque de création des ronds-points de la veille citoyenne dans le Houet, de l’Association des panafricanistes pour la libération totale de l’Afrique (APELTA), d’alors. « La veille citoyenne a débuté à Bobo-Dioulasso, précisément au rond-point Tièfo Amoro, communément appelé rond-point SITARAIL, grâce aux conseils de

La trésorière de la veille citoyenne de l’arrondissement 8,Karidiatou Sow alias l’amazone Kiss : « Toutes les femmes doivent être dans la veille citoyenne ».

cette association », rappelle-t-il. Pratiquement, toutes les sommités de la veille nocturne du Houet sont « calés barrés » cette nuit du mercredi 15 avril 2026 au rond-point Tièfo Amoro. Parmi eux, le Secrétaire général (SG) de la Génération Burkina nouveau Benkadi (GBNB), par ailleurs, membres de la CNAVC, section Houet, Amadé Belem. Il affirme que la veille citoyenne, contrairement aux préjugés, ne regroupe pas des opportunistes mais des individus qui ont soif et faim du changement positif au Burkina. « Ce peuple qui a approuvé le départ des anciens régimes hostiles au développement et au changement, considère aujourd’hui le capitaine Ibrahim Traoré comme un leader qui répond à leurs aspirations légitimes », martèle-t-il. Hamidou Sawadogo, président de la veille citoyenne de l’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso et président de la « Patrie ou rien », souligne que lui et ses camarades sont au rond-point Thomas-Sankara pour l’amour de la Patrie. Quant au président de la GBNB, Madou Ouédraogo, il traduit la détermination constante des membres de la GBNB, à abandonner la paresse pour suivre le capitaine Ibrahim Traoré. D’autres membres de la veille citoyenne de Bobo-Dioulasso et non des moindres, à l’image de Moussa Guira et de Seydou Sankara, expriment aussi leur fierté d’avoir le capitaine Ibrahim Traoré comme président afin de transformer le Burkina en un eldorado et un havre de paix.

Des idéaux de souveraineté

Les figures influentes de la veille citoyenne se disent « imperturbables ». C’est le cas du vice-président chargé des questions de développement de la Commission nationale de l’AES et leader d’opinion, Adama Siguiré. Acteur de la veille citoyenne et « Wayiyan » engagé, il

La maman panafricaine, Assèta Harvey, déclare que la jeunesse burkinabè a cru et a eu confiance au capitaine Ibrahim Traoré.

avise que la veille citoyenne est le soutien indéfectible et indispensable du pouvoir en place. « Si la veille citoyenne n’existait pas, il fallait la créer. Fort heureusement que le capitaine Ibrahim Traoré est venu. En tous les cas, les membres de cette veille citoyenne abattent un travail formidable et nous tenons à les encourager », déclare-t-il.

Pour la maman panafricaine, Assèta Harvey, la jeunesse burkinabè est à saluer à sa juste valeur, car, elle a cru et a eu confiance au capitaine Ibrahim Traoré en épousant ses idéaux de souveraineté et de changement profond et progressif. « Nous avons créé le rond-point capitaine Ibrahim Traoré, le 22 décembre 2022. Nous y avons fêté la Noël et la Saint Sylvestre », rappelle le coordonnateur national du mois de la veille citoyenne, Omar Michel Kopia, Dès lors, à ses dires, les soutiens actuels du président du Faso se retrouvent dans les ronds-points afin d’éveiller les consciences et de sonner l’alerte. Pour sa part, l’ingénieur socio-économiste du développement rural, Ako-Tiga Mussa Serge Dao, soutient que du point de vue sociologique, le phénomène de « citoyenneté agissante, version Wayiyan » au Burkina Faso s’inscrit dans une dynamique historique profonde de recomposition du rapport entre l’Etat et les citoyens. « Sociologiquement parlant, l’espace public, notamment les ronds-points et

Les membres de la veille citoyenne de l’arrondissement 8 de Ouagadougou traduisent leur engagement à l’unité nationale.

les carrefours, n’est pas neutre. C’est un lieu de visibilité, de pouvoir et de légitimation sociale. L’occupation de ces espaces par les acteurs de la veille citoyenne peut être interprétée comme : une réappropriation populaire de l’espace public, une territorialisation de l’engagement et une mise en scène du pouvoir populaire. La présence physique et organisée envoie un message clair : la RPP est portée, soutenue et surveillée par le peuple lui-même », clame-t-il.

La veille citoyenne dit afficher sa détermination à jouer sa part dans la reconquête totale du territoire national comme les ancêtres avaient lutté, lors de la suppression de l’ex-Haute-Volta en 1932, pour la rétablir en 1947 dans ses limites primitives avec Ouagadougou, pour capitale.

Boukary BONKOUNGOU


Des riverains saluent la veille citoyenne

Salfo Kaboré, employé de commerce : « la veille citoyenne sécurise nos lieux de commerce »

« Je salue la mise en place de la veille citoyenne au rond-point de la jeunesse de Tampouy. Elle veille sur nous, notamment nos commerces. Je peux fermer les portes de ma boutique à n’importe quelle heure que je veux, à cause de cette veille citoyenne. Etant à la maison, je suis tranquille à cause de la présence des membres de la veille citoyenne. J’appelle donc les autorités à les soutenir et les encourager davantage car, elle rassure la population et les commerçants que nous sommes ».

Jean Bruno Zongo, taximan : « nous sommes sur le qui-vive »

« Je travaille pratiquement toutes les nuits dans la capitale et de concert avec les membres de la veille nocturne. Car, quand ils lancent une information de mobilisation, je réponds présent. La veille citoyenne est au niveau des ronds-points et nous sommes à proximité. Malgré nos déplacements incessants, avec des clients, la nuit, nous sommes sur le qui-vive. Que Dieu leur donne la force et le courage nécessaire jusqu’à la victoire finale ».

                                                         Boukary BONKOUNGOU

Laisser un commentaire