Le Sahel, le Nord, le Centre-Nord et l'Est du Burkina sont constamment endeuillés par des attaques terroristes. (Photo d'illustration)

Dans la Boucle du Mouhoun, au Centre-Nord, et à l’Est du Burkina les attaques terroristes se poursuivent contre les populations civiles.

A Siéwali (Kossi, Boucle du Mouhoun) une dizaine de civils ont été tués et des concessions incendiées lors d’une attaque armée dans la nuit de vendredi à samedi par des individus armés non identifiés à moto. Le village de Siéwali est situé dans la commune de Kombori, à 120 km de Nouna (province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun) selon des sources sécuritaires et locales.

Dans la région de l’Est, selon des sources locales, trois personnes ont été assassinées par des individus armés le vendredi 7 février 2020 dans un hameau de culture (Yelimbou) situé dans le village de Mantchangou, commune de Kantchari, région de l’Est.

C’est aux environs de 16 heures que les hommes armés, au nombre de quatre, ont fait irruption dans le hameau de culture Yelimbou, précisent les sources locales.

Un gérant de boutique et deux de ses clients ont été abattus après avoir été dépossédés de leurs biens, relatent les sources.

Avant de se retirer dans la forêt, les assaillants ont mis le feu à la boutique.

De même à Kombori, province de la Kossi au nord-ouest du Burkina Faso, frontalière avec le Mali, onze (11) civils ont été tués le samédi 8 février 2020. Les assaillants ont également pillé des magasins et saccagé des biens.

L’attaque a engendré un mouvement de panique parmi les habitants de la commune, qui se sont enfuis, selon plusieurs sources.

A  Bourzanga, deux civils ont tués et deux terroristes abattus dans un affrontement entre ‘’volontaires’’ et assaillants hier mardi 11 février 2020 à Tébra (Bourzanga).

Environ une soixantaine d’hommes armés ont pris d’assaut mardi après-midi, le domicile d’un dignitaire religieux à Tébra (Bourzanga), a appris l’AIB auprès de témoins et de sources concordantes.

En l’absence du chef de famille, les agresseurs ont violenté ses trois épouses et retiré leurs portables.

Informés de la situation, des ‘’volontaires’’  ont quitté le village de Nafo pour aller  prêter secours à la famille.

Deux volontaires seront tués et deux autres blessés.  Au moins deux terroristes ont été abattus mais leurs corps ont été emportés par leurs camarades, assurent des volontaires qui ont participé au combat.

La situation sécuritaire de la région du Centre-nord et de celles de plusieurs régions du Burkina Faso, se sont fortement dégradée progressivement depuis 2016.

Il ressort aussi que quatre Koglweogo (groupe d’auto-défense) ont été tués dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 février 2020 à Rimassa (secteur 5) de Titao (Lorom, Nord) par des hommes armés.

IB

 

 

 

 

Laisser un commentaire