Le présidium de la conférence de presse de gauche à droite ( Mme Rosine Sory / Coulibaly, Paul Kaba Thieba et Cheick Kanté)

Le Premier ministre Paul Kaba Thieba a donné un éclairage à la presse sur la tenue de la table ronde des bailleurs à Paris, sur le financement du PNDES. C’était dans la soirée du 19 décembre 2016 dans la salle de conférence de la direction générale de la coopération à Ouagadougou. Le Premier ministre était entouré à cet effet de la ministre de l’Économie et des finances Mme Rosine Coulibaly et le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina M. Cheick Kanté.

La moisson fût bonne à Paris car, le gouvernement burkinabè a obtenu des bailleurs de fonds des promesses de financement estimé à 18 000 milliards Fcfa. Ce qui manifestement selon le premier ministre Paul Kaba Thièba est à mettre à l’actif de la confiance qu’accorde les bailleurs de fonds au Burkina Faso après les multiples crises que le pays a traversé depuis 2014.

Le premier ministre, Paul Kaba Thiéba lors du point de presse
Le premier ministre, Paul Kaba Thiéba lors du point de presse
Les journalistes attentifs aux reposes des questions par le Premier ministre
Les journalistes attentifs aux reposes des questions par le Premier ministre

” Notre ambition n’était pas de revenir de Paris avec des chèques ou de la liquidité, mais d’obtenir un engagement des partenaires techniques et financiers pour accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre du PNDES », a déclaré Paul Kaba Thiéba. Les secteurs dignes d’intérêts qui ont retenus l’attention des bailleurs de fonds sont : l’énergie, l’agro-alimentaire, les infrastructures, les transports, l’agriculture, l’eau, l’environnement, l’habitat, la santé et l’éducation.

Les promesses de 18 000 milliards de francs CFA, représentent 330% du besoin de financement initial du PNDES (5 570 milliards de francs CFA), mais le Premier ministre burkinabè a rappelé que la politique du gouvernement, c’est de privilégier d’abord les dons, ensuite les financements concessionnaires

, le partenariat public-privé. Selon le premier ministre Paul Kaba Thiéba : « Jamais mon gouvernement ne va se lancer dans une politique d’endettement irresponsable de nature à mettre en péril la souveraineté de la dette publique, la viabilité du cadre macro-économique du Burkina Faso. Nous allons nous endetter toujours de manière mesurée, de manière calculée »

Et d’ajouter que « quel que soit l’ampleur du financement extérieur, le Burkina Faso maintiendra son engagement que les 63,8% du financement du PNDES soit des ressources propres ».

D’ores et déjà pour accélérer la mise en œuvre du PNDES, un comité de pilotage sera bientôt installé pour le suivi évaluation  des 83 projets structurants qui seront mis en œuvre dans le cadre du PNDES.

Théodore ZOUNGRANA

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