
Le Président de l’Assemblée législative du Peuple, Ousmane Bougouma, a reçu en audience, le jeudi 6 août 2026 à Ouagadougou, l’Agence burkinabè de l’énergie atomique (ABEA).
Une délégation de l’Agence Burkinabè de l’Energie Atomique (ABEA) a été reçue en audience, le jeudi 6 août 2026 à Ouagadougou, par le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma. Cette rencontre avait pour objectif de présenter à l’institution parlementaire les missions stratégiques de l’ABEA et solliciter son accompagnement.
« Les applications nucléaires concernent l’ensemble de la population, il était opportun de venir présenter l’agence au président de l’Assemblée législative du Peuple afin de recueillir ses orientations et ses recommandations pour la bonne conduite de nos missions. C’était l’objet de notre audience ce matin », a indiqué le directeur général de l’ABEA, Harouna Sawadogo.
Il a précisé que le Président de l’ALP, Ousmane Bougouma, leur a exprimé ses vœux de réussite et a réaffirmé la disponibilité de la Représentation nationale à accompagner l’ABEA dans la promotion d’une technologie nucléaire sûre et sécurisée au profit du peuple burkinabè. Harouna Sawadogo a par ailleurs rappelé l’utilité de la technologie nucléaire pour la société burkinabè. Selon lui, cette technologie est déjà utilisée dans le système de santé national, qui dispose d’unités de radiothérapie et de médecine nucléaire pour le diagnostic et le traitement de certaines pathologies, notamment les cancers. Dans le domaine agricole, le directeur général de l’ABEA a soutenu que les technologies nucléaires permettent d’éprouver et de sélectionner des semences plus résistantes aux maladies, améliorant ainsi les rendements.
Il a également indiqué que, dans le secteur de l’industrie et du Bâtiment et travaux publics (BTP), elles servent notamment au contrôle non destructif des matériaux et à la mesure de la densité des sols pour les infrastructures routières. « Enfin, à terme, le programme électronucléaire permettra au pays de disposer d’une énergie abondante, sûre et sécurisée, indispensable à son industrialisation et permettant d’éviter les délestages », a affirmé Harouna Sawadogo, précisant que ce programme est un long processus qui nécessite des études, une évaluation et une mise en œuvre rigoureuses. Le directeur général de l’ABEA a souligné qu’actuellement, l’agence est engagée dans cette phase d’études préalables en vue d’évaluer avec précision les besoins énergétiques et les capacités en puissance. Ces travaux permettront, selon lui, de concevoir et de développer les infrastructures requises pour accueillir ces technologies.
Wamini Micheline OUEDRAOGO
W.L. Christelle KALKOUMDO (Stagiaire)





















































