Koupéla, 29 avr. 2026 (AIB)-Le premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Koupéla, François Xavier Nikiema, a ouvert, ce mercredi 29 avril 2026 à Koupéla, un atelier d’échanges entre policiers municipaux, autorités locales et représentants d’Organisations de la société civile (OSC), sur la situation sécuritaire et la menace terroriste.
Initiée par le ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité, à travers la Direction du suivi et de la promotion des polices municipales (DSPPM), cette activité bénéficie de l’appui de la Fondation Hanns Seidel.
Cette session s’inscrit dans une série d’activités au profit des polices municipales du Burkina Faso, sous le thème : « Echanges entre policiers municipaux, autorités locales et représentants d’organisations de la société civile sur la situation sécuritaire et la menace terroriste ».
Durant deux jours, les participants échangeront, entre autres, sur les rôles et missions de la police municipale, les forces de sécurité intérieure, les OSC, la communication sur la police de proximité, ainsi que la maîtrise du traitement de l’information en période de crise par le citoyen.
Pour la présidente communale des femmes, Augustine Oubda, cette rencontre constitue une opportunité de dialogue direct avec les forces locales de sécurité.
« La population a peur d’approcher la police municipale, pourtant celle-ci souhaite se rapprocher d’elle. Souvent, c’est l’absence d’échanges entre la population et la police municipale qui crée l’incompréhension», a-t-elle déclaré.
Elle a indiqué qu’avec le dialogue, « nous comprendrons que nous avons une mission commune : protéger la population. Nous devons accompagner la police pour la réussite de sa mission».
Selon le directeur du suivi et de la promotion des polices municipales, l’inspecteur de police municipale Jean-Marie Ouédraogo, cette session vise à renforcer les capacités des policiers municipaux dans la gestion de la sécurité urbaine, dans un contexte marqué par la recrudescence de l’insécurité.
« Il s’agit de faire connaître les missions de la police municipale, qui est une police de proximité par excellence. Elle est recrutée dans la commune, y travaille et y fait sa carrière. Elle est donc au service de la population », a poursuivi M. Ouédraogo.
Pour le directeur du suivi et de la promotion des polices municipales, le rôle de la police municipale est d’assurer une synergie d’action entre la population de Koupéla et sa police municipale.
« Face à la menace terroriste, c’est ensemble que nous pourrons vaincre. Il est essentiel que l’information sécuritaire remonte en temps réel afin que les autorités puissent prendre des mesures appropriées pour protéger les populations », a expliqué Jean-Marie Ouédraogo.
Le premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Koupéla, François Xavier Nikiema, a salué la tenue de cette rencontre dans un contexte sécuritaire difficile.
« Les forces de sécurité doivent comprendre qu’elles ne peuvent, à elles seules, venir à bout de l’insécurité, tout comme la population ne le peut pas non plus. Le rapprochement et la collaboration doivent être encouragés », a-t-il dit.
A l’en croire, certains citoyens restent méfiants vis-à-vis des forces de sécurité, perçues comme uniquement répressives.
« L’un des grands défis est de changer cette image pour bâtir une police citoyenne, proche des populations et œuvrant pour leur satisfaction. Je salue l’appui de la Fondation Hanns Seidel, qui accompagne les collectivités territoriales dans cette dynamique », a-t-il précisé.
A l’issue de cette rencontre, un réseau local de collaboration sera mis en place dans la commune de Koupéla, afin de renforcer la coproduction de la sécurité.
Agence d’information du Burkina
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