Ouagadougou, 8 avril 2026 (AIB)-La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé, vendredi à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les partenaires techniques et financiers sur la lutte contre l’hémorragie du post-partum (HPP), avec pour objectif de faire passer le ratio de mortalité maternelle d’environ 198 décès pour 100 000 naissances vivantes à moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes d’ici à 2030.

« Aucune femme ne devrait mourir en donnant naissance », affirmé le vice-président de la SOGOB, le Pr Issa Ouédraogo, représentant le président, le Pr Charlemagne Ouédraogo, tout en rappelant les principaux signes de danger liés à l’hémorragie du post-partum.

Pour lui, de simples maux de tête, une fatigue ou un essoufflement peuvent cacher des problèmes de santé importants. Dans de telles situations, consulter un agent de santé le plus rapidement possible est salvateur.

« Chaque jour, des femmes perdent la vie en donnant la vie. Derrière ces chiffres se cachent des familles brisées et des enfants privés de leur mère », a-t-il déploré, dans la lecture du discours du président de la SOGOB, insistant sur le fait que l’hémorragie de la délivrance demeure l’une des principales causes de décès maternels, bien qu’elle soit évitable dans de nombreux cas.

Selon les acteurs de santé, les insuffisances en équipements, les ruptures de produits sanguins, le manque de formation continue des prestataires, ainsi que les faiblesses du système de référence et de contre-référence constituent autant d’obstacles à une prise en charge efficace des urgences obstétricales. À cela s’ajoutent les difficultés d’accès aux soins de qualité dans certaines zones à fort défi sécuritaire.

À cet effet, les partenaires ont été invités à inscrire leurs interventions dans une dynamique stratégique et durable, en étroite collaboration avec les structures nationales, notamment la Société de gynécologie et d’obstétrique du Burkina (SOGOB), qui se positionne comme un acteur clé dans la lutte contre la mortalité maternelle.

Agence d’information du Burkina
Nak/yos

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