Ouagadougou, 16 avril 2026 (AIB)-Après plusieurs jours de renseignement, les Forces combattantes ont lancé, dans la nuit du 13 au 14 avril 2026, une opération aéro-terrestre parfaitement coordonnée dans le Soum. Cette opération a permis de neutraliser plus d’une centaine de terroristes et de récupérer un important arsenal de guerre. Par ailleurs, des chefs terroristes ont été neutralisés dans plusieurs localités durant la première quinzaine du mois d’avril.

L’armée burkinabè a mené, du 1er au 13 avril 2026, une série d’opérations offensives combinant actions terrestres et frappes aériennes dans plusieurs localités, notamment dans le Liptako, le Nakambé et la Boucle du Mouhoun, infligeant de lourdes pertes aux groupes armés.

L’opération la plus marquante s’est déroulée dans la nuit du 13 avril 2026, dans la région du Soum. Selon les sources, les services de renseignement ont détecté une concentration massive de combattants terroristes venus de l’Est pour renforcer leurs positions en vue d’attaques d’envergure contre plusieurs points stratégiques.

Après confirmation par des vecteurs aériens de reconnaissance, une campagne de frappes a été déclenchée. De puissants bombardements ont visé plusieurs positions ennemies, détruisant leur logistique, notamment des véhicules pick-up, des munitions et du carburant. Les rescapés, tentant de fuir, ont été traqués et neutralisés.

Au lever du jour, les éléments du 28e Bataillon d’intervention rapide (BIR) ont été projetés sur le terrain pour une mission de ratissage. Ils ont rapidement écrasé les poches de résistance avant de récupérer du matériel encore utilisable.

Le bilan fait état de plus d’une centaine de terroristes neutralisés, de nombreuses armes récupérées, dont une cinquantaine de fusils d’assaut et plusieurs mitrailleuses lourdes, ainsi que plusieurs dizaines de moyens roulants.

Le même jour, le 19e BIR a mené une opération de ratissage dans sa zone de responsabilité, neutralisant des éléments résiduels et récupérant du matériel. Parallèlement, des unités des BIR 10 et 18, en reconnaissance dans la zone de Koumbara, ont également neutralisé des criminels.

Le 11 avril 2026, le groupe d’intervention spécial du 18e BIR est intervenu à Mawe, où un binôme terroriste en mission de reconnaissance a été neutralisé.

Le 10 avril 2026, dans la zone de Pétégoli, une dizaine de terroristes à motos, venus observer le dispositif des Forces, ont été suivis jusqu’à leur base logistique située au nord. Une frappe aérienne a permis de les neutraliser et de détruire leur dépôt de munitions et de carburant.
Le 9 avril 2026 a été marqué par plusieurs actions simultanées. À Biguimnoghin, dans la région du Nakambé, une attaque terroriste a été vaillamment repoussée par les Forces combattantes.

Dans la zone de Kouy, vers Nouna, les éléments du 52e Régiment d’infanterie commando (RIC) ont neutralisé des criminels.

Le même jour, dans la région du Soum, une importante réunion de chefs terroristes, localisée par le renseignement, a été confirmée par des vecteurs aériens. S’en est suivie une frappe de précision à l’aide d’un missile, qui a détruit la position.

Le 7 avril 2026, le groupe d’intervention spécial du BIR 29 a neutralisé des criminels dans la zone de Poro.

Le 6 avril 2026, une opération d’envergure a permis de détruire un quartier général terroriste dans la forêt de Pama, abritant un chef de haut rang ainsi qu’un centre de fabrication d’engins explosifs improvisés.

Le 3 avril 2026, les Forces engagées à Kosse ont neutralisé un binôme terroriste dans la zone de Balanso.

Dès le 1er avril 2026, le groupe d’intervention spécial de Tougan avait pris contact avec des éléments ennemis dans la zone de Nassan, marquant le début d’une série d’opérations offensives soutenues.
Par ailleurs, au cours d’une nuit récente, des commandos des Forces spéciales, en manœuvre à la frontière dans la zone de Pétégoli, ont neutralisé des éléments terroristes venus collecter du renseignement.

Selon les informations recueillies par l’AIB, ces opérations traduisent une intensification des actions coordonnées entre les unités terrestres et les moyens aériens, contribuant à affaiblir significativement les capacités opérationnelles des groupes armés.

Agence d’information du Burkina

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